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Reconvert : reconversion par irradation laser de pigments anciens dégradés

Programme : 2020 – 2021

Financé par la Fondation des Sciences du Patrimoine

CICRP : Jean-Marc Vallet (porteur)

Partenariats : C2RMF (V. Detalle), CINaM (O. Grauby), CEA (A. Semerok)

Un grand nombre de pigments inorganiques des biens culturels sont sujets dans le temps à des dégradations chromatiques considérées comme irréversibles. La majorité des travaux de recherche menés sur ce sujet porte sur la compréhension des mécanismes mis en œuvre. Les études sur une possible reconversion, comme le traitement, chimique, du blanc de plomb noirci ou, physique par action photonique, du minium noirci sont plus rares. Cette dernière technique présente un potentiel intéressant en matière de conservation. Le projet Reconvert propose une approche expérimentale combinant des sources laser continues de différentes longueurs d’onde et un changement local de l’environnement afin de maîtriser la réaction physico-chimique envisagée. Les possibilités de reconversion de pigments à base de plomb, mercure, dégradés, seront examinées pour le cas des peintures murales, sensibles à ces dégradations, et pouvant être affectées sur de grandes surfaces.

L’objectif de ce projet est de développer, dans le respect des principes de la conservation, un procédé de restauration innovant et de faible coût. Les mécanismes de la transformation seront déterminés grâce à des essais d’irradiation d’échantillons expérimentaux et de prélèvements issus de peintures murales. L’optimisation des conditions d’irradiation 24 (longueur d’onde, puissance du laser, temps d’irradiation, …) et des études d’innocuité seront menées, avant et après irradiation, par microscopie optique, MEB-EDX, MET-EDX, (µ)- DRX, micro-spectrométrie Raman, spectro-colorimétrie (caractérisation structurale, minéralogique et chimique). Une première validation par des essais de traitement in situ de peintures murales altérées et le suivi dans le temps de leur comportement seront réalisés.

En 2021, les travaux qui ont débuté en 2020 dans le cadre d’un contrat d’une durée d’un an, vont être poursuivis, afin de mener à bien le projet qui a été très retardé du fait du confinement et du fonctionnement restreint et limité des laboratoires d’accueil (CEA, CINaM).