Début du programme : 2008
CICRP : Alain Colombini
Partenariat(s) : Fondation Vasarely, Atelier Arcay, Atelier Dernier Cri, All City

Ce programme repose sur l’étude systématique des peintures à base de pigments/colorants organiques et fluorescents, utilisées par les artistes dans la deuxième moitié du XXème siècle et porte sur la compréhension des mécanismes d’altération et des traitements de conservation des pigments/colorants fluorescents présents dans la peinture acrylique, la peinture Day- Glo, le graffiti et la sérigraphie contemporaine.

Une étude approfondie des oeuvres sérigraphiques de la Fondation Vasarely a été mené avec la consultation de l’abondante documentation de la Fondation, et la rencontre d’amis et collaborateur de Vasarely. Des contacts ont été établis avec l’association marseillaise Documents d’Artistes, basée à la Friche de la Belle de Mai, dans l’optique d’établir des passerelles avec des artistes contemporains de la région ayant des pratiques similaires (sérigraphie, couleurs fluorescentes).

En 2011-2012, dans le cadre d’une convention de partenariat avec le Heritage Malta, l’assistance scientifique à la restauration d’une oeuvre en peinture acrylique et aérosol fluorescent, de l’artiste anglais Victor Pasmore, a permis d’évaluer le comportement de ce type de matériaux en fonction de divers procédés de retouches.

En 2012, ce programme se concentre sur l’approfondissement de la connaissance des peintures employées dans l’art graffiti et de leurs altérations. Une journée d’étude sur la thématique de la conservation de ce type de peintures murales, organisée par le CICRP le 21 juin, a été le point d’ancrage de cette recherche qui associera fabricant, artistes contemporains, restaurateur et le CICRP sur la thématique de la conservation matérielle de ces peintures.

Publications :

  • COLOMBINI, A., « Characterization of some orange and yellow organic and fluorescent pigments by Raman spectroscopy », présenté à IRUG08 conference, Vienne Autriche, en 2008; e-PS, 2010, 7, 14-21.
  • COLOMBINI, A., VALAGEAS, C., « Characterization and degradation of fluorescent colours in works of art: preliminary studies », symposium FUTURE TALKS 09 : The Conservation of Modern Materials in Applied Arts and Design, 22- 23 octobre 2009, The International Design Museum, Munich; p 153-159.
  • COLOMBINI, A., VALAGEAS, C., « Dégradation of fluorescent ink colours found in screen printing artworks », poster présenté à Contemporary Art Who Cares?, Amsterdam, juin 2010.

Début du programme : 2009
CICRP: Alain Colombini (pilote), Norbert Bernstein, Emilie Hubert
Partenariat(s): Art Institute of Chicago (AIC), Musée Picasso d’Antibes, Centre interdisciplinaire de nanosciences de Marseille

Ce programme de recherche sur la caractérisation des peintures à usage domestique et industriel, employées par Picasso et ses contemporains, a concerné essentiellement les oeuvres appartenant du musée Picasso d’Antibes.

Il comprend la réalisation de l’imagerie scientifique sur l’ensemble de la collection peinture sur supports toile, bois, fibrociment et une partie sur support papier du Musée Picasso d’Antibes, une recherche documentaire relative aux formulations des peintures utilisées dans la première moitié du 20ème siècle, l’utilisation de ces peintures par Picasso et ses contemporains, l’analyse de quelques échantillons standards Ripolin et d’oeuvres de peinture de la première moitié du 20ème siècle.

Charte Ripolin

Charte de couleurs des peintures Ripolin.

Lors de ce programme, une application Charisma a été menée en 2010 par le CICRP en liaison avec l’AIC, le Musée Picasso d’Antibes et MOLAB (Université de Pérouse, Italie). Il s’agit du Projet HOPPA (House Paints of Picasso in Antibes) qui a reposé sur la complémentarité des investigations menées dans le cadre du programme Picasso/Ripolin. La réalisation de ce projet a principalement été focalisée sur l’analyse des échantillons par des techniques analytiques non invasives telles que les spectroscopies en moyen et proche infrarouge, et par fluorescence UV-Visible. Le premier bilan de cette étude confirme la possibilité de distinguer, par les techniques analytiques portables employées, les peintures industrielles (dans le cas présent supposées Ripolin) des peintures fines pour artistes.

Une grande partie de ce programme s’est clôturé en mai 2011 avec le symposium From Can to Canvas.