Après trois années de restauration au CICRP, le Triptyque de Venasque avec son superciel aura rejoint, en janvier 2017, le musée du Petit Palais d’Avignon.

Cette œuvre acquise en 1844 par le musée Calvet reste relativement silencieuse sur son histoire. Remarquée en 1941 par Charles Sterling, l’œuvre est déjà jugée « très ruinée » mais à ses yeux, « elle représente une des plus belles réussite de l’école provençale ». Rien de surprenant alors de voir le tableau classé au titre des Monuments historiques la même année et restauré en 1942, quelque temps avant l’annexion de la zone libre par les troupes d’Occupation.

Une inondation devait fragiliser l’œuvre en 1988, affaiblissant le support de bois et la matière picturale. Il fallut attendre la décennie 2010 pour que sa restauration soit envisagée et programmée.

Monique Pomey et son équipe, Alice Moulinier et Séverine Padiolleau, ont restauré la partie peinte, Gilles Tournillon, le support et Philippe Duvieuxbourg, le cadre gothique.

Compte tenu de la dégradation de l’œuvre et faute d’information sur la composition originale, le choix de la retouche demandait de rester humble dans le domaine de la réinterprétation des lacunes. La restauration ne permettant, dans ce cas, « qu’un rétablissement potentiel de l’œuvre » selon l’expression de Cesare Brandi, l’adoption d’une reconstitution visible de type tratteggio sera expliquée. Cette proposition visait, en effet, à reconstituer une continuité de lecture tout en permettant à un œil attentif de distinguer les parties reprises des parties authentiques.

 

Retrouvez le film documentaire de CNRS Images, « Peintures en pixels » sur la vidéothèque du CNRS : [ici]

 

 

 

 


Le CICRP propose un stage au laboratoire du CICRP (3 mois avec démarrage possible à partir de juillet, août ou septembre 2018).

Télécharger l’annonce [ici]


Du 25 au 30 Juin, le CICRP participe à une Ecole d’été sur l’archéométrie à l’attention des archéologues.

La base Pierresud et l’analyse des mortiers et des pierres seront présentées.

Télécharger le programme [ici]



Le CICRP participe les 21 et 22 Juin 2018 aux journées professionnelles organisées par la direction générale des patrimoines avec l’Institut national du patrimoine qui présenteront des « retours d’expérience » en matière d’implication des professionnels dans la recherche et d’apport de cette dernière à l’exercice de leurs métiers.
Consulter le programme : [ici]
Inscription obligatoire, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles : [ici]
Invitation : [ici]


Le CICRP est un des organisateurs du colloque « Lacona XII » qui aura lieu en septembre 2018. Ce colloque international est le 12e congrès dédié au rayonnement laser et à ses applications pour la conservation des biens culturels. Depuis plus de 10 ans, le CICRP utilise des techniques analytiques basées sur l’interaction laser-matière (spectroscopie Raman, microscopie confocale, LIBS) et mène en particulier et en collaboration avec d’autres laboratoires, des recherches sur certaines applications de ce rayonnement en termes de nettoyage (jaunissement de la surface de la pierre nettoyage par rayonnement laser) ou de restauration (reconversion du minium noirci par irradiation laser).

http://lacona12.org/

 



Intégralement financé par la fondation Getty, le programme de formation, dispensé en 3 session, a été élaboré par le Musée départemental de l’Arles antique, en association avec le CICRP.

Voir l’article Objectif Méditerranée de Janvier/Février 2017 [ici]



Dans le cadre de son programme « BNP Paribas pour l’Art », la Fondation BNP Paribas s’engage aux côtés du musée Réattu d’Arles et du musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan afin d’accompagner deux campagnes de restauration.

Ces dernières concernent respectivement cinq grisailles réalisées par Jacques Réattu en 1795, tableaux monumentaux illustrant les idéaux révolutionnaires, conservés dans les réserves du musée depuis de nombreuses années ; et le retable de la Trinité réalisé par le Maître de la Loge de Mer de Perpignan en 1489.

Ces restaurations, réalisées au sein des ateliers du Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine, permettront de redonner à ces œuvres toute leur lisibilité.

Une fois restaurées, les grisailles seront à l’honneur lors de l’exposition temporaire consacrée à Jacques Réattu à Arles de septembre 2017 à janvier 2018 et regagneront ensuite le parcours des collections permanentes du musée. Le retable restauré regagnera les collections permanentes du musée d’art Hyacinthe Rigaud à l’automne 2016 et fera l’objet à l’été 2017 d’une exposition-dossier et d’une publication consacrée à sa restauration.

Télécharger le dossier de presse [ici]

Article du journal « L’estampille » [ici]

Article du journal « Les Echos » [ici]