SORTIE D’ATELIER : « L’Assomption de la Vierge » de Nicolas Mignard

SORTIE D'ATELIER
L'Assomption de la Vierge de Nicolas Mignard (1647)

Un moment privilégié pour découvrir le chef-d’œuvre restauré ! 

Le CICRP lance un nouveau cycle de rencontres SORTIE D’ATELIER autour d’œuvres restaurées dans ses ateliers avant qu’elles ne repartent dans leur lieu de conservation habituel. Une occasion inédite de découvrir ou redécouvrir ces œuvres et d’entrer dans les coulisses d’une restauration. 

 

La première séance de ce nouveau cycle sera consacrée à L’Assomption de la Vierge de Nicolas Mignard (1647).

Renaissance d’un chef-d'œuvre : L'Assomption de la Vierge de Nicolas Mignard va retrouver la cathédrale de Nîmes après une très longue et complexe restauration

Après plus d’une décennie d’un travail de restauration au CICRP (2015-2026), sous le contrôle scientifique et technique de l’État et avec l’appui d’un comité scientifique dédié, cette œuvre monumentale (5,46×3,74m ; 21m2 de surface) regagnera bientôt la cathédrale de Nîmes pour laquelle elle avait été réalisée. Au cours de cet événement, l’œuvre restaurée sera dévoilée pour la première fois auprès du grand public.

Un tête-à-tête privilégié pour contempler cette toile imposante au sein même de l’atelier, précédé d’une conférence autour de son histoire et des grandes étapes de restauration.

Un jalon majeur de l'histoire de l'art provençal

Cette peinture a été commandée en 1645 à la suite d’une mise en concurrence entre les plus grands peintres de la région. Sa réalisation fut finalement confiée à Nicolas Mignard (1606-1668) – futur peintre du roi Louis XIV. Inspiré d’une œuvre de Guido Reni (1575-1642), ce tableau d’une qualité exceptionnelle devait, selon la promesse de l’artiste, être l’un des « plus beaux et rares » de son temps. Livré en 1647, il s’est imposé comme une œuvre clé de la carrière de Mignard.

Trois siècles de traumatismes et de résilience

Malgré ses grandes qualités, l’œuvre a traversé l’histoire au prix de destructions et d’outrages : support partiellement moisi, grande fragilité de la couche picturale, pertes de matières… Ces multiples traumatismes avaient fini par rendre cette peinture totalement illisible et invisible pour le public. La résurrection de cette toile est le fruit d’un processus interdisciplinaire, mené de façon collégiale au CICRP par des professionnels du patrimoine et des sciences appliquées au patrimoine : restaurateurs, chimistes, historiens de l’art, conservateurs du patrimoine. Une aventure mêlant compétences techniques, analyses physico-chimiques, histoire de l’art mais aussi liturgie, au service du patrimoine. L’enjeu de cette restauration complexe n’était pas d’effacer les cicatrices du temps – témoins directs de l’histoire du tableau – mais de stabiliser sa structure, de lui redonner sa lisibilité esthétique et de garantir sa pérennité.

Plus de 370 ans après sa création, ce chef-d’œuvre s’apprête enfin à reprendre sa place historique, offrant de nouveau aux regards la splendeur qui fit autrefois sa renommée.

La Conservation Régionale des Monuments Historiques de la DRAC Occitanie a financé et dirigé cette opération, dont elle a attribué le marché de restauration à un groupement dirigé par l’atelier Réversible Conservation et Restauration.

Programme

17h-18h | Le récit d’une restauration (salle de conférence)
18h-19h | La redécouverte du chef-d’œuvre (atelier de restauration)

INTERVENANTS
Dominique Vingtain
Conservatrice générale, directrice du CICRP
Maxence Mosseron
Conservateur en chef, responsable du Pôle Conservation-restauration au CICRP
Sarah Boularand
Ingénieure d’études et chimiste au CICRP, spécialiste des peintures anciennes

Inscription obligatoire

Informations pratiques

Des prises de vues seront réalisées par le service communication du CICRP dans le respect du droit à l’image des participants.

Venir au CICRP

En bus : lignes n°49 arrêt Belle de Mai La Friche ou n°56 arrêts Pôle Média

En vélo : borne vélo 3321 (rue Jobin)

En tram : Ligne 2, arrêt Longchamp (puis 10 min. à pied)

En métro : Lignes 1 et 2, arrêt Saint-Charles (puis 15 min. à pied)

Pas de stationnement possible dans l’enceinte du CICRP