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SUMUM

SUMUM (Stratégie de docUmentation MUltiéchelle, Multimodale du patrimoine culturel…), Programme ANR 2017-2021

Programme : 2018 – 2021

Financé par l’ANR

CICRP : Roland May, Alain Colombini, Emilie Hubert-Joly, Norbert Bernstein

Partenariats : Le2i (Laboratoire d’Electronique, Informatique et Image), Université de Bourgogne – UMR CNRS 6306 ; Le GREYC (UMR CNRS 6072), Université de Caen; MAP Marseille ; Le laboratoire Morphodynamique Continentale et Côtière (M2C) UMR – Université de Caen-Basse Normandie (UCBN) et l’Université de Rouen (UR).

La conservation-restauration a profondément évolué ces quinze dernières années, en accentuant son attention sur les phénomènes d’altération et le suivi de l’état matériel des œuvres, afin de détecter et de comprendre le plus en amont possible les dégradations qui peuvent se manifester. L’appréhension de ces enjeux est particulièrement complexe avec des œuvres hors normes, multiformes et dans des conditions environnementales maitrisées – « indoor » – et non maitrisées – « outdoor ».

Cette notion de suivi temporel nécessite des outils de constat et d’évolution que l’imagerie scientifique et une documentation multiéchelle peuvent apporter.

L’expérimentation proposée dans le programme SUMUM s’appuie sur trois approches complémentaires illustrées par les œuvres suivantes :

  • Le suivi temporel en restauration des sculptures de César, Musée d’Art Contemporain de Marseille,
  • La « rénovation » de la couche picturale d’une sculpture monumentale à morphologie complexe et outdoor : L’Arbre-serpent de Niki de Saint-Phalle, Angers,
  • La morphologie complexe et hors normes  des œuvres indoor de la Fondation Vasarely, Aix-en-Provence.

Cette démarche de recherche pourra définir les protocoles et les paramètres à intégrer dans la documentation, ainsi que leurs mises à jour, et élaborer pour les professionnels de la conservation des outils accessibles permettant aisément de réaliser de tels suivis.

L’année 2018 fut principalement marquée par trois campagnes d’acquisitions définies lors d’une première réunion de travail à Marseille (février) avec l’ensemble des partenaires du programme et la découverte du principal terrain d’investigation : la Fondation Vasarely. Deux campagnes d’imagerie scientifique, 3D, scanner furent menées par les 4 laboratoires : l’une à la Fondation en mai, l’autre à Angers pour L’Arbre aux Serpents de Niki de Saint Phalle en juillet, complétée par des analyses colorimétriques (CICRP) et une campagne de constat d’état des Intégrations de Vasarely, conduite par l’Ecole de restauration Saint Luc de Liège (option art contemporain). L’ensemble de ce travail d’inventaire et d’imagerie a été accompagné par une riche recherche documentaire sur l’histoire matérielle des œuvres de Vasarely (Claire Valageas, CDD) et un ingénieur, François Morlet, spécialisé dans l’optimisation et l’automatisation d’une chaîne de traitement photogrammétrique incrémentale, a été recruté pour assurer au dispositif de fusionner automatiquement les données sur des acquisitions d’imagerie.

En 2020, les corrélations chimiques et numériques ont été partiellement abordées, notamment par des analyses de surface et de couches séquentielles par spectroscopies IRTF et Raman. Les données colorimétriques réalisées sur l’ensemble des œuvres du corpus, ainsi que la conséquente documentation des œuvres de Vasarely recueillie auprès de sachants, d’anciens collaborateurs de l’artiste et de la Fondation Vasarely, ont été partiellement exploitées.


Le programme SUMUM a fait l’objet d’un report de la date de clôture du projet à l’automne 2022.
En 2021, toutes les opérations qui n’ont pu aboutir en 2020 seront menées, ainsi qu’une sélection des données emmagasinées pendant les campagnes de captation, afin de cibler au mieux les problématiques de traitement de données et d’aboutir à des premiers résultats.