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Conservation des lithogravures des sites du Mont Bego

Début du programme : 2015
CICRP : Jean-Marc Vallet, Philippe Bromblet
Partenariats : Service Régional de l’Archéologie et CRMH Provence-Alpes-Côte d’Azur, Centre Interdisciplinaire de Nanosciences de Marseille (CINaM)-CNRS / Aix- Marseille Université, Université Paul Sabatier, Toulouse, Parc national du Mercantour, musée des Merveilles de Tende

Un programme sur ce sujet avait été initié en 2004 par le Service Régional d’Archéologie de la DRAC-PACA et avec la participation de la CRMH, visant d’une part à établir les cinétiques de dégradation en milieu extrême (altitude des sites supérieure à 2200 m) susceptibles d’affecter les lithogravures de la vallée des Merveilles et de la ciappe de Fontanalbe et d’autre part, à mettre en place un modèle prédictif visant à évaluer les risques et la vitesse de disparition totale des gravures dans différents cas de référence (cf le programme précédent sur le sujet : Conservation des gravures du Mont Bego). Le but in fine est de proposer des méthodes de conservation et de restauration appropriées aux différents cas de figure rencontrés (site, pétrotype, état actuel de la gravure ou de l’ensemble de la gravure).

Les premières étapes des travaux menés ont porté sur la formation de la couche rouge qui supporte les gravures et sur les conséquences en termes de vitesses de dégradation. La difficulté rencontrée était de déterminer précisément le mécanisme physico-chimique conduisant à la formation de cette couche et de dater l’apparition de cette couche.

En 2020, une vacation de 5 mois du ministère de la culture a permis de recruter un chercheur, Jérémie Berthonneau, qui a repris les travaux anciens déjà réalisés et a eu pour but, par le biais d’une démarche expérimentale de vieillissement en différentes conditions et par des caractérisations cristallochimiques à l’échelle nanométrique, d’approcher quelles avaient été les conditions de formation de la couche rouge. Un rapport scientifique consignant les travaux effectués a été rédigé en fin d’année.

En 2021, l’activité a essentiellement porté sur la rédaction d’un article qui synthétise tous les travaux menés lors de l’étude de la couche rouge et de sa formation. Cet article a été soumis en fin d’année à la revue Geoarchaeology.

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